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22 mars au 20 avril
LE BÉLIER AU MASCULIN

Comment le reconnaître ?

Le Bélier marche vite. Homme pressé par excellence, il monte les escaliers quatre à quatre et lorsqu’il arrive devant sa porte, il a déjà retiré son manteau… ou davantage… Il parle vite, « à coups de cravache ». Un débit haché et précis. Son regard frappe. Direct, aigu. II ne détourne jamais les yeux lorsqu’il s’adresse à quelqu’un et il est impossible d’échapper à son emprise. Mais lorsqu’il rit, ses paupières se plissent et son regard pétille. Il y a quelque chose de bon enfant dans ce visage extrêmement mobile et expressif. Le sourire est carnassier.

Le corps est sec, nerveux, tout en muscles, souvent athlétique. Les mains sont grandes, noueuses. La tradition le dit roux ou de cheveux noirs et crépus, « frisé comme un mouton ». Lorsqu’il marche, il dodeline souvent de la tête. Les rides d’expression sont marquées, avec un pli vertical entre les yeux enfoncés dans l’orbite. Le nez est puissant, aquilin, le chanfrein marqué. Le visage buriné ou « taillé à coup de serpe » exprime la virilité. La bouche, plutôt mince, est ferme. Le Bélier serre souvent les lèvres, lorsqu’il fait un effort d’attention. Brusque dans ses gestes, comme dans sa façon de dire les choses, maladroit dans l’attendrissement. II respire l’énergie, la force, la vitalité.

Comment se porte-t-il ?

L’homme du Bélier possède un dynamisme remarquable. Il aime le risque et la vitesse, méprise la douleur. Le repos l’épuise. Il lui faut constamment « brûler » ses réserves. Il vit à un rythme que peu de gens supportent; et c’est là son problème. Car il ne sait pas lever le pied de l’accélérateur. Ni au sens propre ni au sens figuré. Il connaît des épuisements soudains qui affectent immédiatement son moral et entraînent des états dépressifs d’une intensité dévastatrice. De fulgurantes maladies peuvent le terrasser. Il use ses batteries trop vite. Ou bien, il entre dans le décor. En situation de conflit, trop impatient, pour tomber malade, il liquidera le problème par l’accident.

De tout le Zodiaque, le Bélier est celui qui bat les records de fractures, d’accidents de voiture, de brûlures et de blessures diverses. Il s’agit toujours de maux violents, à l’image de son tempérament excessif. Dès l’enfance d’ailleurs, ce casse-cou collectionne les cicatrices. Il en a presque toujours une au visage. Les nez cassés, dans ce signe, ne se comptent plus. C’est presque toujours sur la tête qu’il reçoit les coups, au visage qu’il a des marques.

Parmi les ennuis de santé susceptibles de l’affecter, citons les migraines, les névralgies faciales, les sinusites, les rages de dents. Il est sujet aux brusques accès de fièvre, aux inflammations et aux irritations. Plus émotif qu’il n’y paraît, il est parfois victime d’allergies : rhume des foins, psoriasis.

Le Bélier doit prendre le temps de recharger ses batteries; éviter de vivre la nuit, ne pas boire dix tasses de café par jour, diminuer le nombre dé cigarettes… ou de pipes quotidiennes ; manger sainement au lieu d’ouvrir des boîtes de conserve. II doit faire du sport : tennis, course à pied, bicyclette… plutôt que de jouer les fous du volant ou, tel Steve Mac Queen, se griser de vitesse sur sa moto. Bref, éviter de brûler la chandelle par les deux bouts.

Sur le plan alimentaire, il lui faut de la viande ; mais sans excès. Et du sucre, des fruits. Il aime le poivre, les condiments mais ne doit pas en abuser. Mieux vaut les remplacer par l’ail, l’oignon cru, le raifort, les radis, les olives. Il doit manger des aliments riches en phosphore et en potassium, des vitamines colorées, des choux, des noix, des épinards.

Le remède homéopathique qu’il devrait prendre à longueur de vie : Kalium Phosphoricum.

Comment réagit-il ?

Psychologiquement, le Bélier apparaît comme un être volontaire et courageux. II ne s’avoue jamais vaincu ; ou il en meurt. Sa caractéristique essentielle est d’être e primaire », c’est-à-dire que’ toutes ses réactions sont immédiates et spontanées. Il ne triche pas; et c’est sa sincérité qui le rend vulnérable. Il ne comprend pas qu’on lui mente, qu’on le gruge, qu’on le trahisse. Et la contre-attaque, lorsqu’il se découvre joué, peut être fulgurante. La violence fait partie de sa nature et dans la colère aveugle, dans la fureur, il peut devenir dangereux.

Mais il a le cœur sur la main et, pour ses amis, il est capable de tout risquer. C’est, au sens le plus noble du terme, un aventurier. Il entreprend avec audace. Peu concerné par la retraite ou la Sécurité Sociale, il entend vivre dangereusement. Il lui. faut un but et, de préférence, un but noble, quelque chose de stimulant dont il n’ait pas à rougir. Il a e la tripe à gauche » et des goûts révolutionnaires. L’action politique l’attire… jusqu’au jour où il découvre qu’autour de lui, tous n’ont pas les mains pures. Alors, il abandonne, car ce n’est pas un cynique.

Son « machismo » – ou culte de la virilité – lui joue parfois des tours, l’entraîne vers des actions héroïques ou des actes sublimes qui ne sont pas indispensables à son bonheur.

II a parfois du génie, lorsqu’il sait faire confiance à son ignorance. Son intelligence est dominée par une perception très rapide qui lui fait gagner du temps sur les autres. Il doit se défier du fanatisme, des simplifications hâtives qui lui sont confortables puisqu’ils lui épargnent des doutes qu’il ne supporte pas. II n’accepte pas l’hésitation, pourtant, elle pourrait lui éviter des remises en question douloureuses : lorsqu’il y et confronté, par la force des choses, il peut en être foudroyé.

Pour quoi est-il fait ?

Les a métiers de guerre » lui conviennent. ri a le sens de l’autorité, du courage, le goût de l’héroïsme en même temps que l’amour des hommes qui partagent le danger avec lui. II fait un bon officier… mais ce guerrier dépérit dans une caserne; il n’a pas une vocation de fonctionnaire. De même, il sera détective ou policier (à condition de ne pas travailler dans un bureau) ; il excellera comme avocat; il sublimera les tendances sadiques du signe dans les professions médicales ou para-médicales, la chirurgie, fart dentaire, ou vétérinaire – il aime beaucoup les animaux – et fera même un généraliste dévoué, peu soucieux de faire fortune, ne ménageant ni ses forces ni son temps.

Amoureux du risque et des grandes entreprises, un certain nombre de Béliers réussissent comme « capitaines d’industrie », montent de grandes affaires et les font prospérer, précisément parce qu’ils ont le génie de la décision immédiate. Ils ne sont jamais mûs par l’appât du gain mais ils font fortune, peut-être, parce qu’ils mènent leurs affaires comme des stratèges sur un champ de bataille et que seule la victoire les intéresse. S’ils se ruinent, ils repartent à zéro, à peine « entamés ».

Ce créateur aime faire surgir de la terre ce qui n’y existe pas encore. Ce novateur ne résiste devant aucun sacrifice. L’échec survient parfois parce qu’il s’arrête en chemin, préférant « initier » les choses que de les réaliser, préférant les commencements aux fins. Ou parce qu’il manque de patience.

Comment aime-t-il ?

Spécialiste du coup de foudre, il tombe amoureux immédiatement et n’entend pas qu’on le fasse attendre. Il fait sur-le-champmille projets auxquels il associe sa bien-aimée de l’heure ; il est sincère. Mais il est si vite consumé par sa passion qu’elle ne tarde , pas à se transformer en cendres vite refroidies. Si on l’abandonne, il ne décolère plus… Jusqu’au moment où il tombe amoureux à nouveau. Se marier jeune ne lui fait pas peur. Plusieurs fois s’il le faut. Mais il aime les enfants et établit le contact avec eus de façon merveilleuse. Il leur fait croire, puisque c’est comme ça qu’il vit, que l’existence est passionnante.

II est si chaleureux et si généreux que l’élue se sent aimée. Prise dans ce tourbillon où il faut vivre à cent à l’heure, elle est éblouie. Puis, si elle n’a pas la santé nécessaire, épuisée. Il a tendance à décider pour elle, à lui imposer ses goûts, ses idées, ses caprices.

Et, en toute bonne foi, il pense que cela ne peut que lui plaire. Pour s’opposer à lui, il faut beaucoup de subtilité, peut-être de rouerie. Et comme c’est un grand naïf, ça marche toujours. S’opposer par la violence et les cris, c’est à coup sûr déclencher la guerre ; et à ce jeu-là, il est le plus fort.

Sexuellement, cet amoureux passionné a souvent des problèmes. Ses performances sont parfois trop brèves au goût de ses partenaires. Il a un peu trop tendance à monter à l’assaut et à se conduire comme un hussard. Toutes les femmes n’apprécient pas ce style,  éminemment viril cependant!

Si on jouait au portrait chinois – ce que nous nous proposons de faire pour chaque signe – voici ce que l’on pourrait suggérer : à propos du Bélier.

Et si c’était…

 Si c’était un animal : ce serait un coq ou un jaguar.
Si c’était un arbre : peut-être un cèdre ou un mélèze.
Si c’était une plante : l’ortie. Une fleur : le canna ou le réséda.
Si c’était un condiment : Pan, la moutarde, le basilic.
Un métal : le fer ou l’acier.
Une couleur : vermillon.
Une pierre : le silex… Précieuse : l’améthyste ou le rubis.
Un parfum : la myrrhe.
Et si c’était un instrument de musique : la trompette, sûrement.
Un objet de collection : des armes à feu.