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cancer 22 juin au 23 juillet
LE CANCER AU MASCULIN

Comment le reconnaître ?

II importe de distinguer deux types de cancériens : le « lunaire rond » avec son visage d’enfant, son bout de nez – parfois retroussé, ses grands yeux naïfs, extrêmement ouverts, comme le tout-petit qui semble toujours s’émerveiller devant ce qu’il voit. Une bouche pas très grande mais gourmande. Il fait la moue…

Le corps tend à être enveloppé, les muscles pas très fermes, souvent la chair pâle. L’estomac est de bonne heure proéminent et les hanches assez lourdes, le buste long mais les jambes courtes. Un air d’immaturité.

Le « lunaire long », c’est Pierrot, le Chevalier à la triste figure, Don Quichotte contre son frère arrondi, Sancho Pança. Lui, c’est le poète nostalgique, celui qu’on reconnaît à ses yeux tombants, à son nez long et à ses lèvres minces, à son visage émacié. Mais l’œil, lui aussi étonné et rêveur, regarde au-delà des formes réelles, voyant des ennemis là où il y a des moulins à vent. Ce Cancer là est long, grand, maigre.., mais pas très musclé non plus. Cocteau illustre assez bien ce type de « poète inquiet » et Francis Blanche répond au type rond et jovial… mais on perçoit sous le masque du clown le goût du rêve, de la poésie et la fragilité…

La première maladie du Cancer : son hypocondrie. En effet, il a toujours peur d’être malade et s’invente des maux dont il finit par éprouver les symptômes. Il a peur de la mort et peur de souffrir, se complaît dans la description de ses troubles, se fait soigner par trois médecins à la fois, leur téléphonant sans cesse pour leur faire part de ses alarmes. Lorsqu’il souffre – par exemple de l’estomac -, il ne peut s’empêcher de soupirer à fendre l’âme et sollicite de son entourage des soins attentifs qu’il fait mine de repousser. Très émotif et impressionnable, ayant trop d’imagination, il a tôt fait de s’enterrer ou de se voir atteint de quelque mal incurable.

Lorsqu’il ne se sent pas bien, il s’installe dans un état régressif : cela peut se traduire par une tendance à dormir de façon excessive, à trop boire (à biberonner), à s’acheter des gâteaux ou à vider son frigidaire en pleine nuit. Ou à pratiquer, jusqu’au génie, l’art du chantage. Par opposition au Cancer qui dort trop, il existe son frère noctambule qui trouve toujours un prétexte pour reculer le moment de se coucher. On retrouve là, sans doute, à un niveau inconscient, sa vieille peur de la mort.

Le point faible du cancérien est l’estomac. Il mange trop et trop vite des choses qui ne lui conviennent pas. Il peut aussi souffrir d’aérophagie, de troubles allergiques (urticaire, psoriasis). Parfois, ennuis digestifs d’origine nerveuse ou provoqués par des parasites. En dépit de tout, il résiste mieux qu’il ne veut le faire croire…

Il doit s’imposer une bonne hygiène de vie, dormir ni trop ni trop peu, éviter les excès quels qu’ils soient – dans le domaine sexuel notamment -, limiter sa consommation d’alcool, s’interdire les boissons gazeuses qui entretiennent sa « poche d’air » stomacale. Son régime alimentaire joue un rôle déterminant dans son équilibre physiologique. Il aime les laitages et peut en user. Non en abuser. Il doit consommer des légumes frais et des fruits, des amandes ou des noisettes, du poisson ou des crustacés mais il ne doit abuser ni des viandes, ni des sauces. Il aime le sucre mais tend à trop manger, ainsi que de pain… alors qu’il a intérêt à renoncer aux hydrocarbones.

L’heure du repas doit être un moment de détente. Rien de plus néfaste que les déjeuners avalés en toute hâte ‘et dans un climat : de tension… l’ulcère n’est pas loin… Les sports aquatiques lui conviennent parfaitement : natation, voile, ski nautique, canotage, pêche sous-marine, etc. L’eau est son élément, celui des « origines » et il s’y abandonne avec bonheur. Son remède homéopathique : Calcarea Fluorica.

Comment réagit-il ?

Le cancérien est un être charmant, plein de poésie et de délicatesse, sensible et rêveur. II sait raconter des histoires comme personne et possède l’imagination la plus féconde de tout le Zodiaque. Mais son don le plus précieux n’est-il pas le don d’intimité? Près de lui on se sent tout de suite à l’aise, en confiance; on se laisse aller. Peut-être parce qu’il a le naturel et la spontanéité de l’enfance: Et aussi cette fraîcheur d’âme qui le met à l’abri de toute forme de vieillissement.

Ses réactions sont éminemment subjectives; il a du mal, – lui qui vit en permanence dans la « coïncidence » – à passer à la « distance », à prendre du recul. Il éprouve très fort ce qu’il ressent et cela l’empêche souvent de se dégager de son affectivité. Il demeure longtemps un « gros bébé », toujours en quête d’une mère. Son confort, une vie douillette et protégée qui encourage 1e côté passif de sa nature lui semblent indispensables.

II possède une excellente mémoire… ce qui ne l’empêche pas d’être dans la lune. Actif nonchalant, il travaille plus qu’on ne le croit mais n’a jamais l’air de se bousculer. Dilettante, touche-à-tout, brillant, curieux, avec une intelligence à facettes, il s’intéresse à mille choses et les approfondit peu… mais les « sent ».

Pour quoi est-il fait ?

Tout ce qui a trait à l’image, d l’imagination, à l’imaginaire concerne le Cancer. C’est pourquoi il est doué pour la photographie ou le cinéma, la poésie et l’écriture romanesque, la peinture (de préférence naïve ou surréaliste).

Il a aussi un excellent contact avec la foule, avec la femme et l’enfant. Il peut donc réussir dans un métier « public », lié à une clientèle, s’occuper de problèmes sociaux, de médecine infantile, de pédiatrie, d’accouchement. Ou bien de la mode, de la décoration. Son sens du confort et de la vie domestique fait de lui un excellent installateur. Il a l’instinct du gadget pratique et sait le vendre aussi bien que l’acheter!

Un danger dans sa vie professionnelle : le mirage. Une tendance à prendre ses désirs pour des réalités. S’il ment aux autres, c’est d’abord qu’il se ment à lui-même. Tout est toujours sur le point de se faire, il a en vue des projets mirobolants, la fortune est à la porte, les contacts sont pris, tout sera signé dans les plus brefs délais… et déjà il dépense l’argent qu’il n’a pas encore encaissé… et qu’il n’encaissera jamais. Alors, pour rembourser ses dettes, il joue ou se lance dans de nouveaux et grandioses projets qui ne peuvent, bien entendu, manquer d’aboutir! Et le cycle infernal l’entraîne très loin. Jusqu’au pont du clochard, parfois. A moins que la chance ne survienne… et on ne peut nier son apparition dans la vie des cancériens.

Ils sont follement dépensiers. Plus ils sont anxieux, plus ils dépensent. Ils peuvent se montrer très généreux – surtout s’ils en profitent en même temps, par exemple pour un voyage ou l’installation d’une maison – et d’un seul coup faire preuve d’avarice ou vouloir imposer à tous d’incompréhensibles économies de bouts de chandelle.

Comment aime-t-il ?

Lorsque la fixation à la mère est trop forte, le cancérien peut ne jamais s’en arracher et se retrouver définitivement homosexuel. Mais le plus souvent, sa sensualité le porte vers la femme, que celle-ci soit ou non à l’image de sa mère. S’il n’a pas trouvé sa maturité dans la paternité, il recherchera des « filles » pour lesquelles, à l’âge mûr, il sera une image paternelle… fortement incestueuse. Elles s’attacheront d’ailleurs à cet amant expert et infatigable.

On lui reproche souvent de préférer la quantité à la qualité, mais il faut dire à sa décharge qu’il plaît beaucoup aux femmes et qu’il les comprend mieux qu’aucun autre, étant psychiquement si féminin lui-même. Il devine la femme, perçoit ses désirs, l’entraîne dans un univers fantasmatique et merveilleux.

On lui reproche aussi d’être susceptible, de faire des scènes extravagantes, de se livrer à des chantages affectifs insupportables, de se complaire dans les rapports infantiles et les jeux de bourreau à victime.

A côté du cancérien infidèle et inquiet, il en existe un autre simplement désireux de se marier avec une femme gentille qui deviendra la mère de ses enfants, acceptera ses petites manies et portera plus ou moins la culotte. Il sera merveilleusement « maternel » avec ses enfants, saura jouer avec eux et les comprendre. Pour lui, une femme, une maison, des têtes blondes, une pipe et des pantoufles représentent l’équation idéale. Il rêvera de voyager, sans quitter le port… alors que l’autre cancérien voyagera sans cesse en rêvant d’un port d’attache où l’attendraient des, femmes : tendrement aimantes…

Et si c’était ?

Si c’était un animal : ce serait un chat, peut-être un marsouin… ou une grenouille.
Si c’était un arbre : un saule… pleureur de préférence ou ‘ argenté.
Une plante : une laitue ou un chou-rave.
Une fleur : le pavot, fleur du sommeil et du rêve. Un condiment : le cornichon.
Un métal : l’argent. Une pierre : la pierre de lune ou la perle.
L’eau de fleur d’oranger lui fera un parfum léger et agréable.
Sa couleur : le blanc-bleuté, le gris perle.
Et si c’était un instrument de musique : le clavecin nous paraît idéal.
Un objet de collection : des photographies., des cartes postales anciennes ou des déguisements.